Derrière le masque
- lesplumesdupasse

- 4 mai
- 2 min de lecture
Une nouvelle publiée en 1866 qui se déroule en Angleterre mettant en scène une jeune femme animée par un désir de vengeance.

Le récit se passe autour de Jean Muir, une jeune femme à la fois audacieuse, manipulatrice et sans scrupules. Elle se fait engager comme gouvernante dans une riche famille aristocratique, les Coventry. Grâce à son charme, sa douceur apparente et son intelligence, elle gagne rapidement la confiance de tous. Mais derrière cette façade presque angélique se cache une ambition dévorante qu’elle est prête à satisfaire à tout prix.
Non, merci. J’ai une incurable aversion pour toute cette tribu des gouvernantes.
J’ai découvert l’autrice avec son célèbre roman Les quatre filles du docteur March, ainsi qu’à travers ses nombreuses adaptations cinématographiques.
J’ai souvent remercié le ciel de n’avoir qu’une seule sœur, et qu’elle soit un enfant gâté, et d’avoir pu ainsi échapper jusqu’ici à ce qu’on m’inflige une gouvernante.
Ce récit aborde des thèmes forts comme la manipulation, l’hypocrisie sociale et le désir d’ascension sociale, incarnés par le personnage fascinant de Mlle Muir.
Gerald chuchotait ces mots d’un ton satirique, mais son frère l’entendit et lui répondit par un rire joyeux : « J’aimerais qu’il y ait un moyen de vous dérider de cette façon, vieux camarade. Donnez moi le bon exemple, et je vous promets de le suivre. Et quant à la gouvernante, c’est une femme, et elle devrait être traitée avec la civilité qui lui est due. Je dirais qu’un peu de cordialité supplémentaire ne serait pas de trop, car elle est pauvre, et elle est étrangère.
J’ai aimé ce personnage, une jeune femme en apparence douce et innocente, capable pourtant de tromper tout son entourage. D’ailleurs, je me suis moi-même laissée surprendre. Je n’ai pas immédiatement compris que derrière ses airs bienveillants se cachait une manipulatrice redoutable.
Ne vous troublez pas, maman. Je suis sûre que c’est une bonne personne, et quand vous serez habituée à elle, je suis certaine que nous serons heureux de l’avoir avec nous ; tout est si triste en ce moment. Lady Sidney a dit que c’était une jeune femme discrète, accomplie, aimable, qui avait besoin d’un toit, et serait une aide pour une pauvre créature stupide comme moi, alors essayez de l’aimer dans mon propre intérêt.
La plume de l’autrice est addictive. J’ai été captivée par l’histoire du début à la fin, totalement prise au jeu, persuadée de la sincérité de Mlle Muir jusqu’à la révélation finale de son véritable visage.



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