La Case de l’oncle Tom
- lesplumesdupasse

- 17 mars
- 3 min de lecture
Un roman publié en 1852 qui raconte les épreuves d’une famille noire réduite en esclavage et en quête de liberté. L'oeuvre connaît un immense succès. L’autrice l’écrit en réaction à l’adoption en 1850 du Fugitive Slave Act, une loi qui punissait ceux qui aidaient les esclaves fugitifs et qui réduisait les droits des personnes noires, même lorsqu’elles avaient été libérées.
Pour écrire son histoire, l'autrice s’est aussi inspirée en partie de l’autobiographie de Josiah Henson, un ancien esclave dont le parcours a marqué les esprits.

Un revers de fortune oblige le propriétaire d’une manufacture du Kentucky à vendre son plus fidèle esclave, le vieux Tom. L’oncle Tom, sensible et pieux, se soumet à l’inhumaine condition des esclaves noirs. Il connaît quelque temps la sécurité auprès de la jeune Evangéline et de son père, mais un cruel destin s’acharne sur ses protecteurs et il doit suivre dans sa plantation de coton le féroce Simon Legree. Livré à la tyrannie de cet homme, il sera persécuté à cause de son refus de maltraiter ses frères et n’aura, au moment de mourir, que des paroles d’amour et de pardon.
On ne sait jamais ce qu'est la liberté tant qu'on n'a pas senti le poids d'une chaîne, même invisible.
J’ai entendu parler de ce roman grâce à un proche qui l’avait beaucoup aimé durant sa jeunesse et qui m’a donné envie de le découvrir.
Toute âme capable de ressentir une douleur sincère est capable de faire le bien
Parmi les personnages, j’ai apprécié oncle Tom, un esclave chrétien doté d’une grande patience et d’une profonde foi. Tout au long du récit, il reste fidèle à ses croyances malgré les épreuves, ce qui finit même par susciter l’admiration de certains de ses ennemis.
Ils se tinrent un moment silencieux, puis il y eut les dernières paroles, les sanglots et les larmes amères ...ce sont là des adieux comme en savent faire ceux dont l'espérance du revoir est suspendue à un fil léger comme la trame de l'araignée...
Le personnage de Eva est aussi touchant. C’est une jeune fille douce et compatissante qui se lie facilement d’amitié avec les esclaves. Elle entretient notamment une relation très forte avec Topsy, une petite fille esclave achetée par son père.
C'était la première parole de bonté que Topsy eut jamais entendue. La douceur de cette voix, le charme de ces façons agirent étrangement sur ce coeur sauvage et indompté et dans cet oeil rond, perçant et vif, on vit briller quelque chose comme une larme.
Par contre j’ai détesté Simon Legree, un homme cruel et ignoble qui cherche à briser Tom et à lui faire perdre la foi. Il est violent allant jusqu’à battre Tom à mort. Sa relation avec Cassy est révoltante, il exploite et abuse la jeune femme.
Mon âme ne vous appartient pas. Vous ne pourriez pas vous la payer.
À travers ce roman, l'autrice dénonce avec force l’horreur de l’esclavage. Elle s'interroge sur la religion et met en lumière l’incohérence entre les valeurs chrétiennes qui sont la bienveillance, la générosité, l’amour du prochain et le fait d'exploiter d’autres êtres humains.
Voilà comme vous êtes tous, vous autres chrétiens. Vous formez des associations, et vous envoyez quelque pauvre missionnaire passer sa vie parmi les païens. Mais qu'on me montre un seul de vous qui prenne avec lui un de ces malheureux et qui se donne la peine de le convertir ! Non ! quand vous en arrivez là, vous n'êtes plus d'accord, ils sont trop sales et désagréables, dites-vous, c'est trop de soin.. et ceci, et cela !
Un classique engagé et poignant à lire.



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