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Moi les hommes, je les déteste

  • Photo du rédacteur: lesplumesdupasse
    lesplumesdupasse
  • 12 mars
  • 3 min de lecture

Un essai féministe publié en 2020 a fait l’objet d’une polémique dès sa sortie. Un chargé de mission au ministère français de l’égalité femmes-hommes a menacé de censurer le livre, supposant, à tort, qu’il s’agissait d’un appel à la haine contre les hommes, simplement à cause de son titre, sans même l’avoir lu.


couverture du livre moi les hommes je les déteste

À travers ce court essai, l'autrice s’appuie sur son expérience personnelle face aux injustices et comportements sexistes qu’elle a subis, enrichie par d’autres témoignages de femmes et des statistiques sur les violences faites aux femmes.


Outre le fait qu’elle décrédibilise la cause des femmes, il paraît que la misandrie est très difficile à vivre pour les hommes : une violence insoutenable qui, à ce jour, totalise l’intolérable forfait d’exactement zéro mort et zéro blessé.

Elle utilise la misandrie pour montrer que certains comportements masculins participent aux maintiens du système patriarcal et souligne que la virilité imposée par la société peut poser problème et que les hommes ont une part de responsabilité dans les inégalités.


Nous sommes misandres dans notre coin. Quand nous détestons les hommes, au mieux nous continuons de les tolérer avec froideur, parce qu'ils sont partout et qu'il faut bien faire avec incroyable mais vrai, on peut détester quelqu'un sans avoir une envie irrépressible de le tuer. Au pire, nous cessons de les inviter dans nos vies ou alors avec une sélection drastique au préalable. Notre misandrie fait peur aux hommes, parce qu'elle est le signe qu'ils vont devoir commencer à mériter notre attention. Qu'être en relation avec les hommes n'a rien d'un dû, d'un devoir de notre part, mais que, comme toute relation équitable, elle nécessite que toutes les parties engagées fassent un effort pour traiter l'autre avec respect. Tant qu'il y aura des hommes misogynes, des hommes qui s'en lavent les mains et une société qui les accepte et les encourage, il y aura des femmes qui lassées, refuseront de faire encore les frais de relations épuisantes et même parfois dangereuses.

L’essai aborde aussi les inégalités dans la vie privée qui se répercutent dans la vie publique. Comme les inégalités salariales.


Ce n'est pas pour cracher dans la soupe, mais il faut être honnête : non, mon amoureux n'est pas parfait. Il ne me viole pas et ne me frappe pas, il fait la vaisselle, passe l'aspirateur et me traite avec le respect que je mérite. C'est ça, être parfait ? Ou bien est-ce la moindre des choses ? Les standards sont-ils tellement bas que les hommes peuvent s'en tirer à si bon compte ?

La misandrie n’est pas un appel à la haine des hommes, mais un moyen pour les femmes qu'elles ont de l'importance et une place dans la société. Elle encourage les femmes à chercher la solidarité et l’entraide entre elles pour défendre leurs droits et leur sécurité, plutôt que de compter sur la protection des hommes.


Je fais de la sororité ma boussole, car j’ai autour de moi des femmes lumineuses, talentueuses, passionnées, incroyablement vivantes qui méritent tout mon soutien et tout mon amour. Je choisis de leur donner, à elles et à l’ensemble des femmes, cette énergie relationnelle, car les hommes n’ont pas besoin de moi pour se sentir validés, confortés dans leurs choix de vie, rassurés de leur valeur. Et parce qu’il y a dans les relations féminines une réciprocité qui va souvent de soi. Je sais que je peux compter sur toutes les amies qui m’ont déjà demandé de mon temps pour leur apporter de l’aide. Je sais que si je suis abattue, si je doute de moi ou s’il m’arrive quelque chose de grave que je ne peux pas porter seule, il me suffit de sortir mon téléphone pour recevoir tout le soutien dont j’ai besoin en retour de la part de ces femmes.

Un essai court qui se lit facilement et pousse à réfléchir sur la place des femmes dans la société et sur les rapports de pouvoir entre les sexes.

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