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Poésies de Madame Deshoulières

  • Photo du rédacteur: lesplumesdupasse
    lesplumesdupasse
  • 14 avr.
  • 2 min de lecture

Un recueil publié en 2025, réunit l’intégralité des poésies de Madame Deshoulières et propose une réflexion profonde sur des thèmes universels tels que l’amour, la nature et la condition humaine.


couverture du livre poésies madame deshoulières

La poétesse explore l’amour sous ses multiples formes : passionné, perdu ou encore platonique. Elle parvient à en saisir toute l’intensité, donnant à ses vers une tonalité souvent mélancolique.


Tous les ans la Nature en vain les renouvelle ; loin de la croire, à peine nous naissons, qu'on nous apprend à combattre contre elle.

La nature occupe également une place centrale dans son œuvre. À travers des images évocatrices, elle devient le miroir des émotions et des réflexions intérieures de l’autrice. Celle-ci puise dans son propre vécu, ses doutes et ses aspirations, apportant ainsi une dimension intime à ses poèmes.


Nous aimons mieux par un bizarre choix, ingrats esclaves, que nous sommes, suivre ce qu'inventra le caprice des hommes, que d'obéir à nos premières lois. petits oiseaux qui me charmez !

Voulez vous aimer ? Vous aimez ;un lieu vous déplaît-il ? Vous passez dans un autre; on ne connaît chez vous ni vertus, ni défauts, vous parraissez toujours sous le même plumage, et jamais dans les bois on n'a vu les corbeaux, des rossignols emprunter le ramage, il n'est de sincère langage, il n'est de liberté que chez les animaux.

L'usage, le devoir, l'austère bienséance, tout exige de nous des droits dont je me plains, et tout enfin, du cœur des perfides humains ne laisse voir que l'apparence.


Sa plume, à la fois dense et riche, mêle la tradition pastorale à des procédés comme l’animalisation, tout en s’inspirant de formes anciennes héritées du Moyen Âge. Elle parvient ainsi à renouveler certains genres, offrant une vision originale de thèmes comme le bonheur et la relation à la nature.


Contre nos trahisons la nature en courroux, ne nous donne plus rien sans peine, nous cultivons les vergers et la plaine, tandis petits oiseaux qu'elle fait pour vous. Les filets qu'on vous tend sont la seule infortune que vous avez à redouter cette crainte nous est commune, sur notre liberté chacun veut attenter, par des dehors trompeurs on tâche à nous surprendre hélas pauvres petits oiseaux, des ruses du chasseur songez à vous défendre vivre dans la contrainte est le plus grand des maux.

Vous croyer que la crainte invente, les dangers qu'on court en aimant, s'il plaît à l'amour, quelque amant, un jour vous rendra plus savante, vers les dangereuses langueurs, vous avez une douce pente, vous soupirerez des malheurs, dont vous paraissez ignorante, vous mériterez qu'on vous chante, tous les hommes sont des trompeurs.

La lecture de ce recueil s’est parfois avérée exigeante, mais elle n’en reste pas moins intéressante et enrichissante.

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